Cadavre exquis de l’Avent de 24 Jbnautes!!!

Bonjour à tous! Je crois que je suis en train de battre mon record d’articles postés en une semaine et le mieux c’est que ça va continuer! Oui car je posterai chaque jour une partie d’un cadavre exquis de l’Avent écris par 24 Jbnautes (et dont je fais partie).

Cette super idée nous vient de Tic-Tac-Toe du blog Imaginaire. Et comme les calendriers de l’Avent rempli de chocolat vous aurez un texte à déguster par jour jusqu’au 24 décembre!

Ce cadavre exquis est désormais fini! Le voici dans son intégralité :

Ce matin là, elle se réveilla doucement, comme tous les matins, alors que le pâle soleil se levait sur JBland. Mais ce matin là n’était pas comme les autres. Ce matin là était différent. Elle enfila ses chaussettes roses et orange à pois bleus et son bonnet violet turquoise et marcha jusqu’à sa fenêtre. Elle poussa un petit cri : dehors, le paysage était magnifique…(Tic-Tac-Toe)

Pas d’un blanc immaculé comme dans les contes, avec des lapins gris qui courent dans la neige, laissant leurs empreintes dans la poudreuse fraiche. Non, les plaines verdoyantes brillaient de rosée, comme de petites larmes sur les brins, le soleil resplendissait, et le ciel était si bleu qu’il brulait les yeux. Elle ouvrit la fenêtre et huma l’air : quand même, ça sentait Noël. (La Chameauteure)

Noël et une autre odeur plus… épicée, plus forte et désagréable. Elle fronça les sourcils, se pencha vers la fenêtre et fini par identifier cette fragrance. Une odeur de plastique brûlé. Elle cria « maman? » Et, dans l’absence de réponse, elle descendit quatre à quatre les escaliers. Nul ne sait ce qu’il se serait produit si elle ne s’était pas pris les pieds dans le tapis. Elle chuta tête la première sur les dalles de l’entrée, et eu juste le temps d’entendre une voix masculine et inconnue proférer un « Nickel ! » Avant de s’évanouir dans des rêves peuplés de saules et de cages à canaris. (Trois p’tits points)

« Toute seule ! On l’a cueilli comme un fruit mûr ! «

C’est l’exclamation enthousiaste de la même voix masculine qui la réveilla de son profond sommeil. Ce qui était dommage car elle aimait beaucoup les canaris, et elle venait juste d’en apprivoiser un.

Quand elle fut suffisamment réveillée, elle remarqua qu’elle était enfermée dans des toilettes, genre toilettes de bureau avec des cloisons laissant voir les pieds et les têtes. Elle tapa sur la porte avec ses pieds et ses mains qui étaient attachés ensemble. Une pensée franchement désagréable pour celui qui lui avait fait cela lui traversa l’esprit. (LaMasquée)

« Bon. Réfléchissons. Que ferait un canari dans une situation comme celle-là ? »

Elle se creusait les méninges tout en triturant du bout des doigts ses belles chaussettes roses et orange à pois bleus. Soudain, elle sentit un petit objet dur. Mais bien sûr ! Sa lime à ongles télescopique ! Comment avait-elle pu l’oublier ? Elle l’attrapa, et actionna le mécanisme qui la transforma en un petit tas de ferraille, genre couteau suisse. Elle l’inséra dans la serrure, qui s’ouvrit comme par magie, puis elle retourna le couteau et, avec la partie tranchante, détacha les liens qui enserraient ses chevilles et ses poignets.

« Voila qui est mieux, pensa-t-elle avec un sourire fier, je ne remercierai jamais assez mon canari ! »

Elle brandissait sa lime, prête à riposter a une attaque, puis elle pencha la tête à travers l’ouverture béante, et eut juste le temps d’apercevoir un petit homme trapu de dos et d’entendre un cri : « Attention ! » (Fitoo)

Son premier réflexe fut de cacher ses yeux avec ses mains. Un réflexe stupide qui dans cette situation là ne lui fut pas d’une grande utilité. L’homme trapu se retourna, fronça ses deux gros sourcils qui lui cachaient les yeux et se jeta sur elle en marmonnant un vague « Nickel ». Cette fois-ci elle ne retomba pas dans ses rêves de canaris et de saules pleureur, à sa grande tristesse, mais s’effondra juste sur le sol.

Elle repensa immédiatement à la meilleure technique de survie qu’elle aurait pu adopter, et finit par choisir la « canari numéro 7 », qui consistait à faire la morte. Bon, bien sur, faire la morte devant un vieux nain qui empestait le camembert pourri n’était pas vraiment « easy » mais elle fit de son mieux, retenant sa respiration le plus souvent possible.

Soudain, elle entendit un rire. Un rire qu’elle aurait pu reconnaître entre milles autres. Celui de… (Leeko)

… « Emmanuel ? »

L’homme se retourna lentement, dévoilant doucement des canines étrangement ajustées, chacune plus pointue que les autres. Un tatouage sur la molaire droite attira la jeune fille. C’était un bouddha rose, entouré de millions de petites fées roses, de roses volantes et de paillettes roses toutes plus dorées les unes que les autres. Et sur chaque dent, le même signe se répétait, de chacune des couleurs de l’arc-en-ciel.

« Diantre ! » s’écria-t-elle, « les Policiers Officiels Méchants Partisans Obsédés (des) Tourtes Égarées Sourdes (POMPOTES) m’ont retrouvée ! »

En tant que tourte fan de canaris, elle sut qu’il ne fallait pas se laisser faire (règle n°1 du serment des canaris). Canari contre POMPOTES, le combat serait violent. L’homme aux « nickels » se recula un peu, sorti un carnet d’arbitre, pris une pose concentrée, fit serrer la main des deux adversaires, énonça l’issue du match ; « liberté, ou mort », entama la Marseillaise en Yougoslave, sans remarquer les deux combattants qui commençaient tout juste à se battre. Silencieusement, Emmanuel sortait de sa poche un(e) … (La Nébuleuse)

… une peluche chihuahua zombie rose à étoiles vertes

– Eeeeh ! cria t-elle, c’est mon Saucisson !!! Rendez-le moi !

– Je suis au regret de t’annoncer que Saucisson travaille pour moi depuis de nombreuses années, lui répondit Emmanuel avec un sourire tout en crocs, et qu’il raffole des POMPOTES.

– Non ! C’est un mensonge, hurla Ginette – car c’était son nom – je ne vous laisserai pas faire !

Ginette ferma les yeux et essaya d’échafauder rapidement une stratégie qui lui permettrait de vaincre Emmanuel et la peluche traîtresse. « Vu que la canari n°7 n’a pas fonctionné, se dit-elle, essayons la canari n°8. »

Elle fonça sur Emmanuel en caquetant, essayant de l’aveugler avec ses ailes (ce qui, quand on en a pas, est assez compliqué), mais Saucisson lui sauta dessus et l’aplati contre le sol, tout en lui couvrant la tête d’une bave pâteuse et gluante à grumeaux en forme de cupcakes.

Emmanuel se baissa en souriant :

– Tu imites très bien la poule, dit-il.

– Le canari, c’était un ca-na-ri, répliqua Ginette, vexée

L’homme aux « nickels », siffla dans une flûte a bec et dit : « Emmanuel : 1 – La Poule : 0 »

CA-NA-RI ! hurla Ginette. (L’air du temps)

C’est alors qu’un bruit se fit entendre à l’étage. C’était d’ailleurs plutôt un grondement sourd, et effrayant. Il précédait les paroles d’une voix tonitruante : « Qui ose me troubler dans mon sommeil? » Ginette trembla à en perdre ses chaussettes. Elle vit l’arbitre potelé s’enfuir en  criant, du plus vite que le lui permettaient ses petites jambes, tandis qu’Emmanuel pâlissait, immobile, les yeux rivés sur l’escalier. En effet, une énorme patte rouge et écaillée apparut, suivie d’une seconde. Puis le reste du corps vint. C’était un gigantesque dragon recouvert de cicatrices. Il finit de descendre les escaliers et se posta devant Ginette en la fixant de son regard vert perçant. (ArtistElsa)

– Bon… bonjour, dit simplement Ginette, qui ne savait pas trop quoi dire devant ce dragon en colère (Forcément, c’est tellement courant.)

– Monsieur, s’écria Emmanuel, nous ne voulions pas du tout déranger… c’est juste que…

– Vous m’avez réveillé au meilleur moment de mon rêve ! Je vous avais prévenu, pourtant !

– Oh non, Monsieur, c’est bientôt Noël, ne nous…

Emmanuel fut de nouveau coupé par le Dragon qui cracha de l’eau boueuse. Ses deux narines faisaient office de tuyaux d’arrosage et bientôt toute la pièce fut inondée.

«Mes pauvres plumes ! » pensa Ginette. (Miss Lovegood)

Voilà ce qui arrive lorsqu’on réveille un dragon au beau milieu d’un rêve : il crache de l’eau au lieu de cracher du feu !
L’avantage, c’était qu’Emmanuel, avec tous ses  petits bouddhas de toutes les couleurs sur les dents, ne savait pas nager…il aurait mieux fait de prendre quelques leçons de natation, ça peut toujours servir…alors que des bouddhas sur les dents, même de toutes les couleurs, il faut avouer que l’utilité est tout à fait discutable ! Ah, on choisit d’occuper son temps comme on veut, mais on en assume les conséquences !
Donc, Ginette observa avec satisfaction l’eau boueuse entraîner son adversaire dans un flot rapide contre lequel il n’arrivait pas à lutter, tandis qu’elle-même remontait le courant dans l’autre sens, afin d’échapper à la colère du dragon .
Elle commençait à se sentir épuisée, et savait qu’elle n’aurait guère la force de continuer plus longtemps…lorsqu’un aide inattendue lui parvint du ciel : un canari plana au dessus d’elle, piqua vers l’eau tumultueuse (tumul, nul n’aurait su le dire, mais tueuse oui puisqu’elle avait eu raison d’Emmanuel !), l’agrippa par les épaules et la souleva ans les airs. Dans un dernier élan de générosité (et de nostalgie), Ginette attrapa une patte de Saucisson qui émergeait du flot, et tous les deux furent emmenés dans les airs…
(lerêveuroptimiste ?oui !toujoursoptimiste)

Mais c’était compter sans le dragon. Il n’avait de visiteurs qu’une fois tous les dix ans, pas question de les laisser s’échapper trop vite ! Il frappa l’air de sa queue dodue, projetant le canari contre le mur. Ginette, saucisson et Emmanuel –qui avait abandonné tout son côté boudha-piece and love avec le peu d’amour propre qu’il avait pu garder- tombèrent misérablement. Mais Ginette avait également laissé sa bonne humeur comme sa timidité et les canaris de côté. « Vous ne devez pas voir grand monde non ? » eu-telle le courage de chuchoter au dragon. Pour toute réponse il continua sa besogne, une eau désormais cristalline se déversait dans la pièce. Comme des larmes longtemps retenues… « Je crois que ce monsieur -Ginette désignait Emmanuel -a débarqué chez vous sans prévenir. Personnellement je ne demande qu’une chose, retourner en vacances. Oui, la fête de Noel des tourtes fans de canaris allait commencer… »

Le dragon fouetta la boue de sa queue. Ginette n’eut pas le temps de mettre en action ses palmes et fut projetée contre le mur dans un bruit de plumes écrasées. « Noel, répéta-t-il dans un souffle humide. Cela fait bien longtemps que je ne sais plus ce que veut dire ce mot ! Depuis que j’ai été licencié de mon emploi de citerne de pompier pour être plus précis… Enfin, j’accepte de vous laisser partir mais il vous faudra tout d’abord écouter par le menu mes 1000 années d’existence.» (Yoko) (Moi!!!)

Ainsi le dragon commença son long récit de ses 1000 ans d’existences… Il était né permis les nazguls mais lors de son choix de travail il avait décidé de partir vivre de ses propres ailes… Il commença alors une vie d’errance : il rencontrait des dragons restait un peu dans leurs clans puis repartais puis un jour il l’avait rencontrée, elle… La plus belle de toutes, avec ses magnifiques écailles argentées, il en était tombé amoureux malheureusement. Elle lui fis faire toutes ces choses horribles qu’on fait faire à un esclave… Ici était apparu ses cicatrices… Un jour il était parti et avait trouvé ce travail… Depuis, il restait là comme ça à ne rien faire… Au bout de trois heures de récit Ginette commençait à être un peu endormie par tout ce long récit. (Moonstar)Ginette se retourna en toute hâte, affolée. Elle avait eu sa dose d’émotions dans la journée et le discours du dragon l’avait quelque peu…endormi, il fallait bien se l’avouer.- Qu’y a-t-il ? demanda t-elle à celui-ci, anxieuse, ne voyant pourtant rien de dangereux.- Ah, elle était bonne hein ! s’esclaffa le dragon d’un ton enjoué. Ginette, décontenancée, ne savait que penser. Était-ce une…blague, ça ? Indécise, elle tourna la tête vers le dragon et qu’elle ne fut pas sa surprise de le voir en train de se dandiner de tout les côtés. Visiblement, oui, s’en était une ! Elle ne put s’empêcher de lâcher quelques gloussements et le dragon, fier de son succès, l’invita à le rejoindre. Eh bien, se dit-elle en s’avançant vers lui, ça va être comique, Noël ! (Stéré) Le dragon, soudain se figea, et cria: -Attention !!! Derrière toi ! Il ne riait pas, et semblait même terrifié. « A moins d’être un grand acteur, il n’arriverait jamais à copier cette expression. Ça ne doit donc pas être une blague », pensa t-elle. Ginette se retourna donc , et eut juste le temps de se baisser, pour éviter une rafale de Petit Lu, qui atterrit sur Saucisson, lui n’ayant pas eu le réflexe de se baisser. Une deuxième fusillade vint juste après, de sirop de Grenadine cette fois-ci, et qui cloua au mur Emmanuel, qui avait levé sa pauvre tête au mauvais moment. Le dragon explosa de rire, voyant les petits Bisounours avec leur mitraillette plus grande qu’eux, jusqu’à ce qu’il reçoive un jet de bière Malté dans sa grande gueule ouverte. Les mignons petits oursons gluants, visèrent une nouvelle fois Ginette, qui était en train de vérifier l’état du dragon, qui était quelque peu alcoolisé. Ginette fut projetée en arrière par un jet de crème chantilly, et ressortie, toute blanche de la mousse. Les bisounours, profitant de cet instant de faiblesse, l’attrapèrent à tout bras, et la tirèrent jusqu’à une poule (oui, pas un canari, une POULE), l’accrochèrent avec des liens en spaghetti (la toute dernière tendance), et la firent taire avec une POMPOTE ! Le dragon, encore dans les vapes cria pourtant… (Ewilan) – Dans le monde des bisounours, tout se passe bien normalement! » « Normalement » pensa Ginette. Mais ces bisounours étaient terrifiants ( bon, ils étaient tout petit, tout mignon, mais ils auraient fait peur à n’importe qui… Non, qu’à Ginette en fait!).  Quoi qu’il en soit, elle devait trouver une solution.  » Que ferait un canari à ma place? » , se demanda t-elle. Et encore une fois, elle remercia les petits canaris. Car c’était simple, dans une situation comme celle-ci, ils auraient mangés toute la nourriture qu’il y avait là. Bon, Ginette ne mangerait certainement pas tout, mais au moins les spaghettis qui la retenaient prisonnière. Puis elle regarda le POMPOTE , non, elle ne pouvait pas rester une minute de plus avec lui. Ainsi, même si les pâtes n’étaient pas à la sauce tomate, elle les mangea tout de même. Et les bisounours, voyants leur prisonnière s’échappait, se hâtaient de lui jetaient saucissons et bonbons ( ce qui la retarda un petit peu, parce que personne ne peut résistera aux sucres d’orges, surtout pas elle). (Fifi) « Franchement, moi j’vous le dis, courir en mangeant c’est pas très pratique ! » déclara Ginette entre deux bouchées de spaghettis natures. Soudain dans sa fuite, Ginette se pris les pieds dans le corps gisant à terre, d’Emmanuel. Elle alla s’écraser quelques centimètres plus loin, la tête dans un mélange de chantilly et de tartes aux citrons écrasés ! Les bisounours profitèrent de sa chute pour l’attaquer de nouveau à grands jets de Diabolo et aveuglèrent ainsi Ginette et Emmanuel en même temps !! « Nooooooooooooooooooooooooon » s’écria… (Une ombre parmi tant d’autres) « Nooooooooooooooooooooooooon » s’écria le dragon qui semblait soudain sortir de sa paralysie. « Vous ne ferez pas de mal à Ginette, c’est la seule personne depuis sept siècles qui se comporte gentiment avec moi ! Lâchez mon amie ou je vous mange tout cru, bande de bonbons ! » Il était tout rouge et semblait sur le point d’exploser. Pourtant, les Bisounours continuèrent d’asperger Ginette, ainsi que le truc gluant qu’était devenu Emmanuel, de toutes sortes de sirops colorés. « Oh non, c’est pas vrai »,pensa Ginette, »je ne vais pas ENCORE me noyer ! Ils pourraient pas essayer de me tuer autrement ? Bonjour l’originalité ! » De son côté, le dragon continuait de gronder, sa tête était maintenant écarlate et il aurait fait peur à n’importe qui…sauf à ces maudits bisounours. Voyant que sa tactique du je-vais-me-fâcher-tout-rouge ne marchait pas, il se résolu à en utiliser une autre. Cracher des litres d’eau ne servirait à rien, il faisait déjà assez humide comme ça. Écrabouiller les petits nounours de ses grosses pâtes poilues ? Non, il était trop chatouilleux pour cela. Alors, que faire… Quelque chose le gratta sous l’aile… Tiens, c’est vrai ça, il avait des ailes…et si il se mettait à voler ? Bon, il ne s’était plus élevé dans les airs depuis un demi siècle mais les réflexes étaient toujours là. Ginette, qui avait opté pour la technique « canari numéro 13″ ou « attendre que ça passe en chantant l’hymne national des canaris coréens », se sentit alors doucement soulevée dans les airs… (Pau!) Et oui, le dragon avait effectivement retrouvé l’usage de ses ailes! Ils volaient maintenant tous les deux (en fait, Ginette ne volait pas vraiment, elle pendouillait lamentablement au bout de la patte du dragon) au-dessus des bisounours. « Je savais bien que cette technique de canari numéro 13 marcherait! » pensa-t-elle en chantant ENCORE ET TOUJOURS l’hymne national des canaris coréens. Mais le T-shirt qui la retenait à la griffe du dragon (oui, il n’avait pas embroché Ginette avec ses griffes, il n’était pas TOTALEMENT stupide non plus) commençait sérieusement à émettre des bruits très étranges! *CRACK CRACK CRAAAAAAAAACK* Elle voyait ses pieds se rapprocher de plus en plus du sol…  -EH OOOOOOOH, remonte moi!!! REGARDE PAR LAAAA! ÉCOUTE MOI!!!  cria Ginette.  Mais le dragon ne l’écoutait pas. Il regardait ce qu’il se passait dans la salle, amusé de voir les bisounours commencer une guerre de spaghettis tout en courant vers eux et en tombant sur les spaghettis. Il était tellement captivé qu’il ne remarqua pas qu’ils fonçaient droit dans le/la … (My name is nobody) (…) la pièce montée à la chantilly aux fraises, se trouvant à côté d’une immense marmite de soupe. – EHHHH ! MAIS ÉCOUTE MOIII ! JE VEUX PAS MOURIR !! Trop tard… Le dragon percuta la pièce montée dans une explosion de chantilly et finit son vol dans la marmite de soupe qui se renversa sur les bisounours et aussi sur Ginette qui une fois de plus manifesta son mécontentement. – Eh ! Regardez ! Y’sont tombés ! cria une voix. Ginette vit tous les visages se tourner vers elle avant de se prendre une charlotte aux poires dans la figure, ce qui la rendit folle. -À l’attaque ! En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle courut se réfugier dans la marmite renversée, suivi de jets de spaghettis, récupérant des munitions au passage. Une fois cachée, elle commença à bombarder les bisounours de tartes, pâtes, et louchées de soupe, tandis qu’elle se noyait petit à petit dans les spaghettis. – Vite ! Une autre technique de canari ! C’est à ce moment précis que le dragon se remit sur ses pattes et… (Wellan) …Se remit sur ses pattes et commença à courir en agitant les bras en l’air. Ginette ne s’en était pas encore aperçu, et continuait à réfléchir à une nouvelle technique canari. Et elle opta pour la technique canari n•15 : Faire peur à l’ennemi. C’est alors qu’elle vit le dragon, de plus en plus fou. Elle se dit :« Incroyable ! Nous avons eu la même idée ! Lui aussi il essaie de faire peur aux bisounours diaboliques ! « Elle sortit alors de sous sa marmite et se précipita à la suite du dragon en agitant les bras et hurlant à tue-tête la chanson la plus effrayante qu’elle connaissait, Petit papa Noël.  Le dragon continuait de hurler, et Ginette de chanter, pourtant les bisounours ne semblaient pas particulièrement gênés. Ginette reçu une tomate dans l’oeil, des spaghettis dans les oreilles, et elle vit même Saucisson, lancé par un bisounours très barbu, s’écraser sur le mur à côté d’elle. C’est alors qu’elle compris ce que le dragon hurlait depuis 10 minutes : « Haaaaaaaaaa !!! Au secouuuurs !!! Je suis allergique au bouillon de léguuuuuumes !!! » Voilà donc pourquoi il courait en hurlant ! Ginette eu à peine le temps de faire cette constatation que… (La tête dans les étoiles)  … qu’elle vit un autre bisounours courir vers le dragon, semblant vouloir venir à sa rescousse (eh oui, parce que même s’ils sont diaboliques, les bisounours, une fois saoulés à la lessive Wash up + 2000, ont parfois des élans de gentillesse –parfois, einh, ‘faut pas non plus exagérer).  Ginette se fit tout de même la réflexion qu’il était bien gentil, ce petit bisounours, mais qu’il aurait pu venir l’aider ELLE, plutôt que ce vieux dragon mal décroupi qui avait déjà vécu suffisamment longtemps, et qui pouvait bien mourir dans son petit bouillon de légume, non mais je vous jure, le luxe jusqu’au bout ! Soudain, alors qu’elle évitait un méli-mélo de spaghettis-pièges, le dragon poussa un gigantissime éternuement. (Cela lui arrivait dès qu’il faisait une réaction allergique.) Il cracha ainsi des trombes d’eau, qui envahit l’espace environnant, et Ginette manqua à nouveau de se noyer. Mais les murs en éponge absorbèrent le liquide, les gâteaux, les légumes et les bisounours, et quand elle se retrouva à nouveau sur ses pieds, la cuisine qui avait été le lieu de la Bataille brillait de propreté et l’air sentait la lessive. (Aquar’Elle) Ginette resta immobile quelques instants, regardant autour d’elle d’un air hébété. Il n’y avait plus personne dans la pièce, à l’exception du dragon qui reniflait dans son coin, à la recherche d’un paquet de mouchoirs assez grand pour permettre à un dragon de se moucher dedans (ce qui n’était pas gagné). Un grand sourire se peignit sur son visage encore couvert de crème chantilly : -Ça, c’est le miracle de Noël ! Et elle entama sans plus attendre la célèbre danse de la joie des canaris, qui consistait à sauter partout en piaillant et en agitant les bras. Elle fut bientôt rejointe par le dragon, qui cassa tout autour de lui parce que, agiter des bras en sautant partout, quand on est un dragon, c’est assez destructeur tout de même. Après avoir dansé pendant trois heures et quarante-six minutes, les deux amis s’écroulèrent au sol, épuisés (c’est fatigant cette danse !). Ils restèrent silencieux pendant quelques minutes, puis le dragon prit la parole en chuchotant : -Au fait, je ne t’avais pas dit. Je suis le Père Noël. Il va falloir que je fasse ma tournée d’ailleurs. Il poussa un long sifflement, et immédiatement, six rennes au pelage luisant débarquèrent en galopant, traînant un grand traineau doré. Le dragon s’assit dedans, posant Ginette à ses côtés, et hop, l’attelage s’éleva dans la nuit (oui, cette bataille avait duré toute la journée, en fait), entouré d’une nuée de canaris qui voletaient autour d’eux. Et voilà comment Ginette vainquit l’armée des bisounours, Saucisson, Emmanuel et l’homme aux « nickel », tout en réveillant le dragon-père Noël qui dormait depuis bien trop longtemps. (Violette) « Mais ce que Ginette n’avait pas prévu, c’était… »C’était… C’était…Cela était. C’est. Ce sera, ce serait. C’est serré. Ces taies.  Cet étai. Cet été serait l’été d’avoir…La plume de l’écrivain, (et son bras, et ses yeux et son cerveau, mais surtout sa plume) resta quelques instants suspendue au dessus du manuscrit. Le temps s’étira en une puis en une dizaine de gouttes d’encre qui maculèrent les dernières lignes de son histoire. L’écrivain chercha une respiration au plus profond de lui. Qui ne vint pas. Ça ne marchait plus, il était bloqué, l’inspiration s’était tarie quelque part entre Bouddha rose et canari à la chantilly.Sa main tremblait maintenant et son stylo continuait à se vider sur l’histoire qu’il ne parvenait pas à terminer. Sa seconde main vint chercher le stylo au bout de la première, définitivement bloquée par crampe de bras et crampe d’imagination. « Bon. J’élimine Saucisson. J’élimine Ginette. J’élimine les jets de salive
gluante. J’élimine bisounous, canari, et les bouddhas roses, les nickels,
les Noël. Par contre, le dragon… Je pense pouvoir en faire quelque chose. » Il fit quelques pas. Ouvrit le frigo. Se servit une part de tarte au
citron, malgré le saucisson du déjeuner midi, et qu’il avait décidément du
mal à digérer. Le vieil homme alla ensuite couper du bois. Il mit quelques
brindilles au feu, et construisit une jolie maison Iquéa avec le reste.
Puis, il trouva femme. Fit enfants. Voyagea ici, travailla là. S’acheta
voiture, chats, chiens et et machine à gougueule.
Après 20 ans d’un tel régime, assez vieux mais pas suffisamment pour
pouvoir rétamer régulièrement ses enfants à « Kill The MotherF… Of Your
Brain Zombie », il reprit son clavier car la plume avait séché voire
rouillé. « Yo », s’exclama t-il plein d’un entrain snoopdoggien.
Et d’un seul jet, écrivit les lignes suivantes : « Au fond d¹un trou vivait un dragon. Non pas un trou immonde, sale et humide, rempli de bouts de bisounours et d’Emmanuel, ni encore un trou sec, dénudé, sablonneux, sans rien pour s¹asseoir ni pour se nourrir :
c¹était un trou de dragon, d¹où un certain confort… » Sans le savoir, Jierher Tolkloun écrivait là les premières lignes d’un petit roman, qui, des années plus tard devint le livre de chevet de toute une génération sous le nom de Smaulbo le Dragon (à noter qu’en 2014,
l’¦uvre fut portée moyennement au cinéma par Pierre Fils-de-Jacques, à qui
on devait déjà l’immense trilogie du « Vicomte des Bracelets Montres » et le
non moins immense « Ping Pong », l’histoire de cette étrange raquette géante
trouvée sur une île préhistorique mais nous quittons là le domaine de
l’étude Tolklounienne alors mettons là une parenthèse finale à cette
parenthèse) ». Par la suite, Jierher Tolkloun entra en contact avec le bassiste d’un
groupe de néo death grunge metal nommé…

 

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“Et il faudra me dire ce que vous en pensez réellement. Avant tout, j’ai besoin de critiques, vous comprenez.” Martin Eden, Jack London

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