La Petite Dame dans la Grande Maison/The Little Lady of the Big House

Bonjour à tous !

Je reviens aujourd’hui avec la critique de La petite Dame dans la Grande Maison de Jack London, lu dans le cadre d’une lecture commune avec Ash du blog Folittéraires (je mettrais un lien vers son article lorsqu’elle l’aura publié).

Avant cela, je voulais vous parler d’une très belle édition illustrée de L’Appel de la forêt de Jack London aux éditions Sarbacane. Je ne l’ai pas acheté mais j’ai pu le feuilleter et les illustrations sont splendides. Si vous n’avez pas encore lu ce roman ou que vous cherchez une idée de cadeau, n’hésitez pas à le découvrir ou à le faire découvrir (la traduction est inédite et l’édition a été pensée pour le centenaire de la mort de Jack London). Je vous mets la couverture ci-dessous et un lien vers la fiche de l’éditeur, ici ! Couv-appel-de-la-foret

 

La Petite Dame dans la Grande Maison

 

wpid-wp-1432916180455.jpgDick Forrest, ancien aventurier rebelle devenu riche propriétaire et exploitant, est à l’apogée de sa vie, heureux auprès de sa femme, Paula. Cette dernière, la petite dame de la grande maison, est d’un caractère libre, simple et passionné. Ils ont construit ensemble leur bonheur, que l’arrivée d’un deuxième homme va bouleverser. Evan Graham, un ami et invité de Dick, tombe amoureux de Paula, qui se découvre prête à aimer deux hommes avec des sentiments d’une égale intensité.

La quatrième de couverture (à retrouver ici) laisse penser que l’histoire de La Petite Dame dans la Grande Maison est celle d’un ménage à trois assumé et « libéré » mais on se rend rapidement compte en lisant le roman que ce n’est pas le cas. L’amitié des deux hommes est mise en pièce par leur amour pour la même femme qui est consciente que les conventions sociales l’empêchent d’aimer deux hommes en même temps. Ce triangle amoureux, qui pourrait se révéler ennuyeux, passionne par la complexité des personnalités des personnages. Dick est la figure du self-made-man américain, de l’homme tel que Jack London l’idéalisait : d’une intelligence remarquable, il contrôle entièrement son ranch, tout en impliquant Paula qu’il aime sincèrement. Evan Graham sort lui aussi de l’ordinaire : aventurier ayant subi un revers de fortune, il se fait journaliste et a quelques talents de pianiste. Et puis il y a Paula. Une femme libre, éternellement jeune et intellectuellement en avance sur son temps. Féministe sans le savoir, elle comprend qu’elle seule peut et doit choisir l’orientation à donner à sa vie. L’histoire se construit autour d’elle, Dick ou Evan apportant leurs points de vue sur sa personne et les personnages secondaires étant tous en admiration ou en adoration devant elle.

Malgré cette figure de femme exceptionnelle, La Petite Dame dans la Grande Maison m’a moins plu que les autres textes de Jack London. Le roman semble moins travaillé (la maladie de son auteur y étant certainement pour quelque chose), l’écriture n’est pas aussi belle que dans Martin Eden ou Radieuse Aurore et j’ai trouvé qu’il y avait parfois des longueurs. En effet l’intrigue ne se met pas immédiatement en place et les scènes de dîners interminables prennent une grande importance dans le récit.

Je vous recommande cependant ce roman pour la joie de vivre (au moins au début) qu’il dégage et communique, pour ses personnages extraordinaires et pour découvrir un Jack London féministe qui créa le scandale en 1916 avec sa Petite Dame dans la Grande Maison.

 

The little lady of the big house

LittleLadyOfTheBigHouseDick Forrest, a former adventurer that became a rich farmer, is at the height of his life and is happy near his wife, Paula. She, the little lady of the big house, has a free, simple and passionate temper. They built together their happiness but one man will break it. Evan Graham, Dick’s friend and guest, falls in love with Paula, who discovers she loves two men.

Dick and Graham’s friendship is ruined by their love for the same woman, Paula, who understands that social conventions forbade her to love two men at the same time. This love triangle, which could be boring, is captivating because of the complexity of the characters’ personality. Dick is the archetype of the American self-made-man, a man as Jack London idealized. He is clever, supervises his ranch and takes Paula’s opinions into account. Evan Graham is also a particular man: he was an adventurer (before being bankrupt), becomes a journalist and plays the piano. And here is Paula. A free and eternally young woman, ahead of her time. She understands that she is the only one who can decide the way her life will take. The story is built around her and all the people of the big house admire her.

Despite its extraordinary woman’s portrait, I don’t like The little lady of the big house as much as the others texts of Jack London. The novel seems a little botched, the writing is less beautiful than it is in Martin Eden or Burning Daylight and I think some scenes were dragged on.

However, I recommend you this book for its “joie de vivre”, its wonderful characters and because it’s the opportunity to discover Jack London feminist ’s side.



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La peste écarlate/The scarlet plague, by Jack London

Bonjour à tous ! J’ai lu récemment La peste écarlate, une nouvelle d’anticipation de Jack London dans le cadre d’une lecture commune avec Wellan, du blog Aldiaphora. Pour lire sa critique, cliquez ici !

LONDON - Peste ecarlate - reimp 2012.indd2013. Une épidémie jusqu’alors inconnue, la peste écarlate, a décimé la population mondiale. Les humains se sont retrouvés isolés, les rares survivants n’ayant plus accès aux technologies. Dans une partie de ce qui était autrefois les Etats-Unis d’Amérique, un grand-père raconte, soixante ans plus tard, à ses petits fils revenus à l’état sauvage les grandes étapes de la propagation de la peste écarlate telle qu’il l’a vécue.

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle passionnante. Pendant ma lecture, j’étais fascinée par la façon dont Jack London a reconstitué un langage et les attitudes bestiales des petits enfants du personnage principal. Ils chassent pour se nourrir, collectionnent les os et ont un langage radicalement différent de celui de leur aïeul -beaucoup plus élaboré-, au point qu’ils ont parfois du mal à se comprendre.

On croise aujourd’hui beaucoup de dystopies dans la littérature pour adolescents et j’ai trouvé très intéressant de voir comment, il y a cent ans, Jack London traitait le thème, beaucoup repris par la suite, d’une grande épidémie Lire la suite

The old man and the sea, by Ernest Hemingway/Le vieil homme et la mer, d’Ernest Hemingway

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je voulais vous parler du Vieil homme et la mer, un roman dont l’auteur, Ernest Hemingway, a certainement été influencé par Jack London. Il s’agit d’une lecture commune avec Marinette du blog Les lectures de Marinette. Pour lire son avis, cliquez ici !

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 Cela fait quatre-vingt-quatre jours que Santiago n’a pas pêché un seul poisson. Chaque soir il rentre au port, les filets vides. Chaque soir Manolin, son ancien élève l’attend et prend soin de lui. Cependant le vieil homme reste certain que le quatre-vingt-cinquième jour lui portera chance et qu’il attrapera un poisson d’une taille gigantesque.

 La mer, le soleil, le vent, la solitude, la ténacité, la difficulté de l’effort, la peur, la tension, la résignation, la fatigue. Autant d’éléments, d’émotions et de sentiments que voit et que vit Santiago. Et que le lecteur a l’impression de voir et de vivre avec lui. Lire la suite

L’Appel sauvage de Jack London/The call of the wild by Jack London

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Buck, un chien domestique, vit heureux près de son maître dans une grande villa jusqu’au jour où, par intérêt, le jardinier l’enlève et le vend au patron d’un saloon avant qu’il ne passe entre les mains d’hommes partant pour le Klondike…

Attention !!! Ne vous arrêtez pas dans votre lecture ! Les apparences enfantines de cette histoire prennent fin ici…

Buck passe ensuite de propriétaires en propriétaires jusqu’à François qu’il idolâtre. Il assimile à coups de bâtons la loi du plus fort, se bat chaque jour pour sa nourriture. Pour sa vie. Enchaînant les privations, les échecs et les apprentissages, Buck se découvre. Car du plus profond de son être retentit un appel, l’Appel sauvage…

Je remercie Victor (du blog L’arbre à livres) de m’avoir proposé cette lecture commune car je serai passée à côté d’un magnifique roman. Lire la suite

Le peuple d’en bas de Jack London/The people of the abyss, by Jack London

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune avec Marinette du blog Les lectures de Marinette et voici le lien vers sa critique passionnante ! (cliquez ici )

image001Ce roman est une sorte de grand reportage écrit par Jack London sur la condition des londoniens de L’East-End (les quartiers très pauvres de Londres au 19°/20° siècle) en 1902. Il s’est lui même rendu dans ces quartiers d’une misère sans nom, se faisant passer pour un marin sans le sou. Lire la suite

La route de Jack London/The road by Jack London

Vous aurez peut-être remarqué que ce blog a une nouvelle bannière depuis peu! J’attendais une réponse des éditions Phébus/Libretto m’autorisant à afficher leurs couvertures en aussi grand nombre, n’ayant pas reçu de réponse à mes deux mails, j’en ai déduit que je pouvais publier cette bannière et les remercie! Du coup, qu’en pensez-vous? N’hésitez pas à participer au sondage sur la droite de l’écran!

J’ai également découvert récemment que certaines des traductions de romans de Jack London étaient tombées dans le domaine public et avaient été récupérées par wikisource, un projet de wikipédia, qui vous permet de les lire gratuitement en ligne, pour vous y rendre, cliquez ici !

Cet article n’était pas prévu aussi tôt, il s’agit à la base d’un exposé que j’ai du faire pour un cours de français et d’une lecture commune avec Alice du blog The Lewis Carroll’s Army ! Pour lire sa très sympathique critique, cliquez ici !

 La route de Jack London

 Cet ouvrage est un roman autobiographique de Jack London. On y suit donc Jack, jeune vagabond du rail de 18 ans, à la recherche de l’aventure sur les voies ferrées des Etats-Unis. Il parcourt plusieurs milliers de kilomètres, se cachant avec ses congénères dans les trains qui traversent le pays. Lire la suite

Jack London de Jennifer Lesieur

image001 3Article à l’origine posté le 3 août 2014!

Je vous propose aujourd’hui la critique de la première lecture commune de ce blog ! Il s’agit d’une lecture commune avec Safran du blog Coffee and books de Jack London, une biographie sur Jack London de Jennifer Lesieur. Je vous mettrai le lien de sa critique dès qu’elle l’aura publiée !

Quatrième de couverture:

Qui n’a pas frissonné à la lecture des aventures de Croc Blanc ? Qui n’a pas connu mille vies avec Martin Eden ? Qui n’a pas voulu embarquer sur le Snark ou vivre en immersion parmi les clochards de Londres ? Jack London ne vécut que quarante ans (1876-1916), mais son existence extraordinaire inspira la plupart de ses romans et nouvelles. Ouvrier, pilleur d’huîtres, chasseur de phoques, correspondant de guerre, photographe, infatigable militant socialiste, homme de convictions et de contradictions, bourreau de travail, bourlingueur… Lire la suite