La route/The road

Cet ouvrage est un roman autobiographique de Jack London. On y suit donc Jack, jeune vagabond du rail de 18 ans, à la recherche de l’aventure sur les voies ferrées des Etats-Unis. Il parcourt plusieurs milliers de kilomètres, se cachant avec ses camarades dans les trains qui traversent le pays.

Si la première scène du roman est une scène de mendicité, où Jack London ment effrontément à une femme pour qu’elle le prenne en pitié, la profession de vagabond comprend bien d’autres spécificités qui nous sont dévoilées au fur et à mesure de la lecture. Jack nous fait donc part de ses expériences de passager clandestin que l’on cherche à déloger, de son séjour en prison pour « mendicité », de ses rencontres avec d’autres vagabonds et nous relate finalement sa participation à « l’armée industrielle de Kelly », une troupe de vagabonds et autres exclus de la société voulant se rendre à Washington pour protester contre la crise que traversent les Etats-Unis. Et plus que le vent de l’aventure, c’est celui de l’imagination qui guide Jack London car un vagabond doué est avant tout un conteur né…

Le récit comprend neuf chapitres, comme neuf témoignages différends de Jack London sur le vagabondage. Ces chapitres relatent, soit un passage important de sa vie de vagabond (lors de son séjour en prison ou de sa participation à l’armée de Kelly par exemple), soit des instructions à destination de futurs vagabonds.

J’ai beaucoup apprécié ce roman autobiographique pour son côté réaliste, très précis, mais néanmoins véritable récit d’aventure avec ses rebondissements et son suspens. La course-poursuite du second chapitre m’a particulièrement plu : de nombreux vagabonds se sont embarqués sur un même train et les employés du chemin de fer tentent de les repousser…

 A l’instant où je vais sauter, j’aperçois sur le premier fourgon la sombre silhouette d’un garde, sans lanterne cette fois. Je laisse filer le train et me prépare pour le deuxième fourgon.

J’ai également trouvé très intéressant le vocabulaire utilisé par les vagabonds et qui nous est expliqué par l’auteur qui réalise là un document aux portées ethnographiques. En effet, les dialogues, très vivants, comprennent des termes de l’argot des vagabonds.

Un hobo = un vagabond

Brûler le dur = l’art de voyager sans billet

Un pullman à glissières = un vulgaire fourgon de train

Un gueuleton assis = repas donné par des habitants dans leur cuisine

Trimardeur = vagabond

Chat gai = vagabond novice adulte

Le système des vagabonds pour communiquer les uns avec les autres est également très intéressant. Dans des endroits clés des villes traversées, certains laissaient des informations sur l’accueil des habitants. Jack London tente ainsi de rencontrer un célèbre vagabond et remonte un à un les différends messages.

 Dessous on lisait : « Jack-le-Contre-cacatois » et au dessus : « Don O ; 15-10-94 » ; en d’autres termes, il avait passé par Montréal, en direction de l’ouest, le 15 octobre 1894.

Cet ouvrage reflète également une époque et un phénomène de société sur lequel aucun écrivain ne s’était risqué à écrire avant lui. Et, effectivement, le livre en lui-même est conçu pour qu’aucun sujet sur le vagabondage ne reste inconnu au lecteur. Ces vagabonds, dont un grand nombre d’américains avaient peur, nous sont montrés dans toute leur humanité. Jack London éclaire les causes de leur marginalité et se déclare fier d’avoir été un vagabond, assumant totalement son passé et expliquant que c’est sur cette route qu’il a trouvé sa vocation d’écrivain.

Je brulai le dur parce que je ne pouvais pas faire autrement, parce que je ne possédais pas, dans mon gousset, le prix d’un billet de chemin de fer, parce qu’il me répugnait de moisir sur place, parce que, ma foi, tout simplement… parce que cela me semblait plus facile que de m’abstenir.

La route de Jack London est donc un roman aux multiples facettes : un roman autobiographique, d’aventure, sociologique. L’écrivain autodidacte y fait part de sa jeunesse mouvementée et écrit un roman engagé, montrant le véritable visage du vagabondage aux Etats-Unis.

Ce roman influença de nombreux écrivains américains dont Kérouac, qui alla jusqu’à en rendre hommage dans le titre de son roman Sur la route.

This novel is a Jack London’s autobiographical book. So, we follow Jack, young hobo of 18, who is looking for adventure on United-States’ railways. He browses thousands kilometers, hiding himself and his comrades in the trains that are crossing the country.

If in the first chapter, Jack London is lying to a woman to beg some food, vagabond’s work has a lot of specific aspects that we discover during the reading. Jack tells us his hobo’s past, his stay in prison for “begging”, his meeting with others hobos ans tells finally us his participation to “Kelly’s army”, an army of hobos and marginals who want to go to Washington to protest against the economic crisis that are crossing the United-States. And it’s the imagination wind that guide Jack London, because a talented hobo is a natural born stories teller…

I appreciated this book because of its realist side, very precise, but real adventure story with its twists and suspens. The second chapter’s chase was very exciting: a lot of hobos are in the same train and railways’ employees are trying to put off them… I thought that the hobos’ vocabulary was very interesting and Jack London explains it, achieving an ethnographic document. Indeed, the dialogus, very living, include some hobos’ words. The hobos’ system used by them to communicate with each other is also very interesting. In key locations of cities, they lead informations about the welcome of the unhabitants.

This book reflects also a time and a social phenomenon and he is the first writer to write about it. After your reading who are supposed to know anything about the hobos. These hobos, whose a lot of american were afraid, are watching to us with all their humanity. Jack London explains why they are marginal and says that he is proud to have been a hobo and tells that it’s on this road; he discovered he wanted to be a writer.

So, The road, by Jack London, is a very completed novel: an autobiographical book, an adventure book, a sociological book. The self-educated author writes a very convinced book that have influenced a lot of american writer, like Kerouac who pay homage to this novel in the title of his book “On the road”.

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