Le talon de fer/The iron heel

Le père d’Avis, jeune fille de 20 ans, lui-même enseignant et chercheur à l’université, écrit un livre de sociologie. Pour cela, il a l’habitude d’inviter des personnalités issues de milieux différends à dîner et à échanger. C’est à l’une de ces soirées qu’Avis rencontre Ernest Everhard, l’un des chefs du parti socialiste. Le dîner rassemble des ministres du culte et un socialiste, Ernest. Ce dernier tente d’ouvrir les yeux aux religieux : quoi qu’ils disent et professent, ils sont dominés par les capitalistes et ne font que diffuser les idées de ces derniers. Pire encore, leurs théories métaphysiques -et non scientifiques- n’apportent rien aux pauvres, à ce prolétariat qui vit dans la misère. Tous rejettent ses paroles sauf l’évêque Morehouse qui, à la fin du repas, demande des preuves.

Sans le savoir avec précision, déjà Ernest et Avis sont amoureux.

Avis revoit bientôt Ernest dont elle a lu les livres et lui pose des questions. Il l’encourage à aller découvrir par elle-même les injustices faites par les capitalistes au prolétariat. Elle–comme l’évêque Morehouse- en sortira changée et peu de temps après, socialiste. Mais le livre du père d’Avis déplaît et leur voit leur maison et tous leurs biens confisqués ; les capitalistes menacés par le socialisme ont créés une terrifiante oligarchie : Le talon de fer. Un pouvoir totalitaire qui renforce les extrêmes : les oligarques s’enrichissent et les prolétaires s’appauvrissent.  Cependant, Ernest et Avis se marient. Le couple Everhard poursuit les actions socialistes.

Ernest est persuadé, en vertu de la théorie de l’Evolution, que le socialisme finira par s’imposer. Mais quand ?

      Ce roman se présente comme le récit d’Avis de son passé depuis 1912 et jusqu’à la commune de Chicago (de 1918) alors qu’elle vit actuellement en 1932. On la sent enthousiasmée par une future seconde commune de Chicago. Seulement, de curieuses inscriptions en bas de page nous apprennent que celle-ci échouera. On comprend au fil de la lecture que quelqu’un des années 2368 a retrouvé le carnet d’Avis et l’a annoté, nous apprenant les éléments de son passé, son présent ou du futur qu’elle ne pouvait deviner.

Le talon de fer, publié en 1908, est une anticipation politique des tensions qui opposeront le communisme et le capitalisme durant tout le 20° siècle (notamment lors de la guerre froide, il est d’ailleurs intéressant de lire la lettre (placée au début du roman) que Staline adressa à Joan London près de 20 ans après la mort de Jack London à propos de ce roman).

Jack London ne s’attarde pas sur l’histoire d’amour entre Avis et Ernest, l’importance et le génie du roman sont ailleurs. Encore une fois, l’écriture de Jack London est magnifique et nous transporte aisément dans un autre monde, l’une des apparences qu’aurait pu prendre les Etats-Unis il y a plus de 100 ans. A tel point que j’avais l’impression que cette histoire, cette ambiance, cet univers ne m’avaient pas quittée deux jours après la fin de ma lecture.

Dans Le talon de fer, tous les idéaux communistes de Jack London sont présents, expliqués au fur et à mesure des conversations et des discours d’Ernest Everhard. J’ai trouvé toutes ces connaissances passionnantes, parfois complexes et toujours intéressantes. Ce roman est également très violent car la misère des populations pauvres de l’époque nous est montrée dans son entier, comme l’intransigeance et la cruauté dont fait preuve le Talon de fer.

Mais cette histoire n’est pas non plus toute noire ou toute blanche, les personnalités des personnages secondaires, oligarques, prolétaires ou socialistes, sont complexes et versent parfois des deux côtés.

C’est donc un roman passionnant, terriblement engagé et dans lequel Jack London a mis beaucoup de ses convictions, un roman qu’il faut lire absolument !

Avis’ father, himself teacher and researcher at university, is writing a book of sociology. That’s why, he invites many people from differents environments to take dinner and talk. It’s during one of this evening that Avis meets Ernest Everhard, one of the chief of the socialiste party. The dinner assembles worship’s ministers and a socialist, Ernest. He tries to convince the religious: they are dominated by capitalism and diffuse its ideals. And they don’t help poors. Only one man believe him: the bishop Morehouse who ask for evidences.

Avis and Ernest have already falled in love.

Avis sees Ernest again soon. She has read his books and asks him questions. He encourages her to discover by herself the injustices done to the proletariat by the capitalism.The bishop Morehouse and she understand the poverty of the proletariat and become socialists. But the book of Avis’ father is not appreciated and their house, like all of their things are confiscated. Capitalists, threatened by socialism, have created a terrifying oligarchy: The iron heel. A totalitary power wich strengthenes the extremes: the oligarches become more wealthy and the proletarians impoverish themselves. However, Ernest and Avis get married and the couple Everhard coninue socialists actions.

Ernest believes that socialism will finish to “win”. But when?

This novel is the story -told by Avis- of her past since 1912 to the “revolution” of Chicago (of 1918) while she lives (when she writes her story) in 1932. We understand she is excited by a future second “revolution” of Chicago. Unfortunately, some curious inscriptions on down of the pages teach us that this revolution is going to miss. We understand progressively that someone who lives in the 2368s has discovered Avis’ notebook and annotated its, teaching us about pieces of Avis’ past, present and this future she couldn’t guess.

“The Iron heel”, published in 1908 is an politic anticipation of the tensions between communism and capitalism during the whole 20 century.

Jack London doesn’t dedicate a lot of time to Avis and Ernest’s love story, the importance and the genius of this book are somewhere else. Once again, the writing of Jack London is wonderful and carry us in an other world, one of the apparence that The United States could have take 100 years ago.

In this novel, all of Jack London’s socialists ideals are presents, explained during the conversations and the speechs of Ernest Everhard. I have found these informations fascinating, sometimes complicated and always captivating.

“The Iron Heel” is also very violent because the poverty of a piece of the population (of the 20s) is watched in his whole horror, like the intransigence and the cruelty of the capitalists.

But this story is not all black or all white, personalities of the secondary characters, oligarchs, proletarians or socialists are complexes and sometimes they are in the both camps.

So, it’s an exciting novel, very engaged and where Jack London has put a lot of his convictions, a novel you have to read!

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