La Jetée Littéraire #16

Bonjour à tous ! On se retrouve pour la seizième édition de la jetée littéraire !

image001 2Un petit rappel des règles:

Chaque mois je tire au sort une catégorie (regroupant certains écrits de Jack London) parmi les huit suivantes.

-Mer (et aventure)

-Société et politique

-Fantastique/Science fiction

-Grand nord

-Récits autobiographiques

-Poèmes

-Journalisme

-Correspondances

Ensuite je mets en relation avec le thème tiré au sort :

-un extrait (de textes de Jack London)

-une photographie (prise par Jack London)

-un thème (autre que celui de la catégorie) abordé dans un texte

RETOUR au présent : Je tire au sort le thème de la mer et de l’aventure !

wpid-img_20150615_091616.jpg   wpid-img_20150615_091640.jpg

Jack London a écrit de nombreux recueils de nouvelles et romans sur le thème de la mer. En voici les principaux:

¥Siono¿hëS`4Ȑ¿XXXXXXXXXXXXXXXimage002image002image001LONDON - Jerry - reimp 2013.inddimage001image001image001

A chaque fois que je tirerai le thème de la mer lors des prochaines Jetées Littéraires, je vous proposerai le résumé, un extrait et mon avis -si je l’ai lu- à propos du livre concerné.

Aujourd’hui j’ai choisi de vous parler du Loup des mers !

image001Résumé de l’éditeur : L’homme est jeune, de bonne famille, et ne connaît rien de la vie. Un jour de brume, dans une baie paisible, son navire est éventré par un ferry et lui-même, quasi noyé, se réveille sur un phoquier en route vers le Japon. Un monde de mutineries, de tempêtes et de chasse s’ouvre à lui. Le capitaine, colosse entouré de marins embarqués de force, est un homme au pouvoir absolu qui insulte le cadavre de son second, mort de trop d’alcool. Immense et cynique, Larsen est bien le « Loup des mers » ; celui qui, entre deux horreurs, sera pour le novice un maître sans pareil…
Paru en 1904, Le Loup des mers fut reconnu d’emblée comme un chef-d’oeuvre.

« La vie !… s’exclama Loup Larsen. Je pense que c’est une chose plutôt répugnante. C’est une levure qui bout, une fermentation qui dure, selon les cas, une heure, un jour, une année, un siècle parfois. Puis qui s’arrête. Durant ce temps, le gros, pour se nourrir, mange le petit. Le fort, pour conserver sa force, dévore le faible. Le plus chanceux est plus gros que les autres et vit plus longtemps. Un point c’est tout. Qu’en pensez-vous ? »

J’ai très envie de lire le Loup des mers (qui est dans ma PAL) et son adaptation BD qui a l’air également très intéressante !

 



 

Publicités

La Jetée Littéraire #15

Bonjour à tous ! On se retrouve pour la quinzième édition de la jetée littéraire!

image001 2Un petit rappel des règles :

Chaque mois je tire au sort une catégorie (regroupant certains écrits de Jack London) parmi les 8 suivantes.

-Mer (et aventure)

-Société et politique

-Fantastique/Science fiction

-Grand nord

-Récits autobiographiques

-Poèmes

-Journalisme

-Correspondance

Ensuite je mets en relation avec le thème tiré au sort :

-un extrait (de textes de Jack London)

-une photographie (prise par Jack London)

-un thème (autre que celui de la catégorie) abordé dans un texte

RETOUR au présent : Je tire au sort le thème de la correspondance !

wpid-img_20150615_091516.jpg   wpid-img_20150615_091526.jpg

Jack London a tenu deux sortes de correspondance pendant sa vie, une correspondance classique, notamment avec ses filles et une correspondance fictive avec une amie Anna Strunsky.

wpid-wp-1432916111230.jpg           image001

Aujourd’hui je voudrais vous parler de Je suis fait ainsi pour plusieurs raisons. Premièrement parce que j’ai très envie de le lire et deuxièmement à cause d’un article du Magazine littéraire datant d’il y a plus d’un an et où le journaliste prenait parti contre Jack London (même s’il y a une remise en contexte assez intéressante). Le titre en lui-même de l’article est parlant « Croc Noir face à ses filles« . C’est un article qui m’avait beaucoup énervée sur le moment, avec du recul, je me rend compte que ce qui est très désagréable c’est que l’une des faces les plus sombres de Jack London est montrée dans ce livre (comment, terriblement en colère contre son ex-femme qui l’éloigne de ses enfants, il devient très dur avec eux dans ses lettres). Et c’est horripilant de tomber sur un article qui ne traite qu’un aspect d’une personne, ne montrant que le pire.

image001Résumé de l’éditeur : Jack London avait deux filles, Joan et Becky. Il avait divorcé de leur mère alors que les fillettes avaient quatre et trois ans. Perpétuellement en voyage, c’est par ses lettres qu’elles apprennent à le connaître, à mesure qu’il se dévoile. C’est un père affectueux, mais exigeant, et certains passages cinglants attestent de son caractère explosif. Mais qu’il raconte des épisodes de son enfance, qu’il parle de ses livres ou du pouvoir des mots, de natation ou d’un devoir d’anglais, son style reste inimitable et éblouissant.

Ces lettres révèlent l’intimité d’un écrivain à la personnalité hors du commun et, par leur qualité d’écriture, elles constituent une œuvre véritable, inattendue et bouleversante.

C’est donc une correspondance, plongeant dans l’intimité de la famille London, que j’ai très envie de lire, malgré des avis souvent négatifs !

Un double anniversaire…

Bonjour à tous et JOYEUX ANNIVERSAIRE au blog !

Ok je l'admets il n'y a aucun lien entre Jack London et Gaston Lagaffe mais j'adore ces illustrations pour les anniversaires ;) !

Ok je l’admets il n’y a aucun lien entre Jack London et Gaston Lagaffe mais j’adore ces illustrations pour les anniversaires 😉 !

Alors oui j’ai un peu de retard, le blog a eu deux ans le 16 mars ( il y a six jours donc) mais on ne va pas s’en formaliser 🙂 !

Merci à tous ceux qui passent de temps en temps par ici (et malgré le fait que je poste moins d’articles qu’auparavant). Les pépites de Jack London m’a permis de rencontrer plein de blogueurs passionnés (Safran, Mécrivain, Eole, 100% lecture, Marinette, Victor, Alice, et toute l’équipe d’Aldiaphora, si vous passez par là, merci !), de découvrir de nombreux romans, de m’investir dans un projet, de faire des progrès en anglais, a parfois donné lieu à des fous rire avec une amie et j’oublie surement beaucoup de choses ! Je compte revenir poster assez régulièrement des articles (la dernière critique date d’il y a quelque temps) et notamment à propos de ce deuxième anniversaire (cf le titre de l’article) ! En effet je n’avais pas eu l’occasion de vous en parler autre part que sur la page facebook du blog mais cette année est le centenaire de la mort de Jack London (et les 140 ans de sa naissance). Quelques articles biographiques sont prévus ainsi qu’une ou deux surprises au cours de l’été !

Encore merci à tous ceux qui font vivre ce blog !

La Jetée Littéraire #14

Bonjour à tous ! On se retrouve pour la quatorzième édition de la jetée littéraire!

image001 2Un petit rappel des règles :

Chaque mois je tire au sort une catégorie (regroupant certains écrits de Jack London) parmi les 8 suivantes.

-Mer (et aventure)

-Société et politique

-Fantastique/Science fiction

-Grand nord

-Récits autobiographiques

-Poèmes

-Journalisme

-Correspondance

Ensuite je mets en relation avec le thème tiré au sort :

-un extrait (de textes de Jack London)

-une photographie (prise par Jack London)

-un thème (autre que celui de la catégorie) abordé dans un texte

RETOUR au présent : Je tire au sort le thème des Poèmes !

wpid-img_20150615_091209.jpg   wpid-img_20150615_091237.jpg

Jack London écrivait des poèmes car cela lui faisait travailler son style, mais ne prétendait pas être un poète. Comme pour le théâtre, ses poèmes (presque jamais publiés) n’ont pas rencontré beaucoup de succès.

Je suis retournée sur le site The World of Jack London, pour vous proposer ce poème, dédié à un ami poète de Jack London :

image001

La Jetée Littéraire #13

Bonjour à tous ! On se retrouve pour la treizième édition de la jetée littéraire!

image001 2Un petit rappel des règles :

Chaque mois je tire au sort une catégorie (regroupant certains écrits de Jack London) parmi les 8 suivantes.

-Mer (et aventure)

-Société et politique

-Fantastique/Science fiction

-Grand nord

-Récits autobiographiques

-Poèmes

-Journalisme

-Correspondance

Ensuite je mets en relation avec le thème tiré au sort :

-un extrait (de textes de Jack London)

-une photographie (prise par Jack London)

-un thème (autre que celui de la catégorie) abordé dans un texte

RETOUR au présent : Je tire au sort le thème des Récits autobiographiques !

wpid-img_20150615_090736.jpg      wpid-img_20150615_090835.jpg

Jack London a écrit de nombreux romans à caractère autobiographique. Il nous fait ainsi part d’un aspect précis de sa vie comme l’alcoolisme ou évoque à plusieurs reprises une maison de la vallée de la lune, qui n’est autre que son ranch !

Ses principaux romans autobiographiques (comprendre des récits où l’on retrouve des éléments de sa vie et non pas une autobiographie) :

¥Siono¿hëS`4Ȑ¿XXXXXXXXXXXXXXX   image001   ac959-martineden-couverture   image001   image001   image001   image001   image001

Romans déjà critiqués sur le blog :

Martin Eden, ici

La Route, ici

Aujourd’hui je voudrais vous parler de John Barleycorn.

image001Résumé de l’éditeur : John Barleycorn, littéralement John Graindorge, c’est pour l’Américain moyen la personnification familière de l’alcool, c’est-à-dire du whisky, le mauvais génie des compagnons de comptoir, le Dionysos du pauvre, l’Ange noir sur l’épaule. Publié quatre ans avant la mort de l’auteur, ce livre est en quelque sorte son autobiographie d’alcoolique dans laquelle l’immense écrivain raconte sa vie – toute sa vie – vue à travers la lentille déformante de la bouteille. Son dernier très grand texte, qui défraya la chronique, est un récit terrible, lucide, et une façon bouleversante de connaître l’auteur baroudeur de Croc-Blanc et de Martin Eden.

« Toutes mes nuits austères d’étude, tous les livres que j’avais dévorés, toute la sagesse que j’avais acquise, disparurent devant le pourceau, le singe et le titre surgis en moi des profondeurs du gouffre… « 

Oui, Jack London fut alcoolique durant une bonne partie de sa courte vie. Il commença à boire vers l’âge de 16 ans et ne commença à se freiner qu’une fois la trentaine passée, alors même qu’il commençait à avoir de graves problèmes de santé. Et de la part de l’écrivain alors le plus lu au monde, c’était très courageux de confier à ses lecteurs toute sa vie d’alcoolique !

John Barleycorn est l’un des romans de Jack London que j’ai actuellement le plus envie de lire !

 

 



 

La Jetée Littéraire #12

Bonjour à tous ! On se retrouve pour la douzième édition de la jetée littéraire !

image001 2Un petit rappel des règles:

Chaque mois je tire au sort une catégorie (regroupant certains écrits de Jack London) parmi les huit suivantes.

-Mer (et aventure)

-Société et politique

-Fantastique/Science fiction

-Grand nord

-Récits autobiographiques

-Poèmes

-Journalisme

-Correspondances

Ensuite je mets en relation avec le thème tiré au sort :

-un extrait (de textes de Jack London)

-une photographie (prise par Jack London)

-un thème (autre que celui de la catégorie) abordé dans un texte

RETOUR au présent : Je tire au sort le thème Société et Politique !

wpid-img_20150615_091251.jpg   wpid-img_20150615_091312.jpg

Jack London a écrit de nombreux romans engagés politiquement et qui ont mené à des débats de société. Voici les principaux :

wpid-wp-1432916180455.jpgwpid-wp-1432916111230.jpgimage001image001image001image001image001image001image001image001

Roman déjà critiqué : –Le talon de fer, ici !

Aujourd’hui je voudrais vous parler de Quand Dieu ricane.

image001Résumé de l’éditeur : Alcooliques, voleurs, tortionnaires, assassins, cannibales, les hommes sont capables de tout ! Le capitaine Cullen maquille cyniquement son journal de bord après un double assassinat. Cruchot s’émerveille en voyant fonctionner la guillotine qui va bientôt décapiter un innocent. Un docteur rafistole les corps broyés en sifflotant de plaisir… Jamais peut-être Jack London n’aura poussé la férocité et l’humour grinçant à un tel degré de noirceur que dans ces douze récits, parus dans les journaux entre 1900 et 1910, que l’on reçoit comme autant de balles dans la peau.

« Cela ressemblait au bruissement des feuilles à l’arrivée du vent. Il serra les dents. Cela revint, une tension spasmodique des muscles. Tout son être se révoltait, et il fut pris de panique. Il n’était plus maître de sa musculature: elle se tendit encore en spasme, en dépit de sa volonté – car il avait voulu l’en empêcher. C’était une révolution, une anarchie intérieure; et une terreur impuissante s’empara de lui tandis que sa chair l’empoignait et semblait le saisir dans un étau; des frissons lui parcouraient le dos, et la sueur commençait à perler à son front. Il jeta un coup d’oeil à la pièce, et tous les détails lui donnèrent un sentiment étrange de familiarité qui le frappa. C’était comme s’il revenait d’un long voyage. Il regarda son complice en face de lui. Matt l’observait en souriant. Le visage de Jim prit une expression d’horreur. »

Comme souvent avec les nouvelles fantastiques de Jack London, celles là sont manifestement sous le signe de l’humour noir. Quand Dieu ricane est un recueil de nouvelles que j’ai hâte de lire !

 



 

La Petite Dame dans la Grande Maison/The Little Lady of the Big House

Bonjour à tous !

Je reviens aujourd’hui avec la critique de La petite Dame dans la Grande Maison de Jack London, lu dans le cadre d’une lecture commune avec Ash du blog Folittéraires (je mettrais un lien vers son article lorsqu’elle l’aura publié).

Avant cela, je voulais vous parler d’une très belle édition illustrée de L’Appel de la forêt de Jack London aux éditions Sarbacane. Je ne l’ai pas acheté mais j’ai pu le feuilleter et les illustrations sont splendides. Si vous n’avez pas encore lu ce roman ou que vous cherchez une idée de cadeau, n’hésitez pas à le découvrir ou à le faire découvrir (la traduction est inédite et l’édition a été pensée pour le centenaire de la mort de Jack London). Je vous mets la couverture ci-dessous et un lien vers la fiche de l’éditeur, ici ! Couv-appel-de-la-foret

 

La Petite Dame dans la Grande Maison

 

wpid-wp-1432916180455.jpgDick Forrest, ancien aventurier rebelle devenu riche propriétaire et exploitant, est à l’apogée de sa vie, heureux auprès de sa femme, Paula. Cette dernière, la petite dame de la grande maison, est d’un caractère libre, simple et passionné. Ils ont construit ensemble leur bonheur, que l’arrivée d’un deuxième homme va bouleverser. Evan Graham, un ami et invité de Dick, tombe amoureux de Paula, qui se découvre prête à aimer deux hommes avec des sentiments d’une égale intensité.

La quatrième de couverture (à retrouver ici) laisse penser que l’histoire de La Petite Dame dans la Grande Maison est celle d’un ménage à trois assumé et « libéré » mais on se rend rapidement compte en lisant le roman que ce n’est pas le cas. L’amitié des deux hommes est mise en pièce par leur amour pour la même femme qui est consciente que les conventions sociales l’empêchent d’aimer deux hommes en même temps. Ce triangle amoureux, qui pourrait se révéler ennuyeux, passionne par la complexité des personnalités des personnages. Dick est la figure du self-made-man américain, de l’homme tel que Jack London l’idéalisait : d’une intelligence remarquable, il contrôle entièrement son ranch, tout en impliquant Paula qu’il aime sincèrement. Evan Graham sort lui aussi de l’ordinaire : aventurier ayant subi un revers de fortune, il se fait journaliste et a quelques talents de pianiste. Et puis il y a Paula. Une femme libre, éternellement jeune et intellectuellement en avance sur son temps. Féministe sans le savoir, elle comprend qu’elle seule peut et doit choisir l’orientation à donner à sa vie. L’histoire se construit autour d’elle, Dick ou Evan apportant leurs points de vue sur sa personne et les personnages secondaires étant tous en admiration ou en adoration devant elle.

Malgré cette figure de femme exceptionnelle, La Petite Dame dans la Grande Maison m’a moins plu que les autres textes de Jack London. Le roman semble moins travaillé (la maladie de son auteur y étant certainement pour quelque chose), l’écriture n’est pas aussi belle que dans Martin Eden ou Radieuse Aurore et j’ai trouvé qu’il y avait parfois des longueurs. En effet l’intrigue ne se met pas immédiatement en place et les scènes de dîners interminables prennent une grande importance dans le récit.

Je vous recommande cependant ce roman pour la joie de vivre (au moins au début) qu’il dégage et communique, pour ses personnages extraordinaires et pour découvrir un Jack London féministe qui créa le scandale en 1916 avec sa Petite Dame dans la Grande Maison.

 

The little lady of the big house

LittleLadyOfTheBigHouseDick Forrest, a former adventurer that became a rich farmer, is at the height of his life and is happy near his wife, Paula. She, the little lady of the big house, has a free, simple and passionate temper. They built together their happiness but one man will break it. Evan Graham, Dick’s friend and guest, falls in love with Paula, who discovers she loves two men.

Dick and Graham’s friendship is ruined by their love for the same woman, Paula, who understands that social conventions forbade her to love two men at the same time. This love triangle, which could be boring, is captivating because of the complexity of the characters’ personality. Dick is the archetype of the American self-made-man, a man as Jack London idealized. He is clever, supervises his ranch and takes Paula’s opinions into account. Evan Graham is also a particular man: he was an adventurer (before being bankrupt), becomes a journalist and plays the piano. And here is Paula. A free and eternally young woman, ahead of her time. She understands that she is the only one who can decide the way her life will take. The story is built around her and all the people of the big house admire her.

Despite its extraordinary woman’s portrait, I don’t like The little lady of the big house as much as the others texts of Jack London. The novel seems a little botched, the writing is less beautiful than it is in Martin Eden or Burning Daylight and I think some scenes were dragged on.

However, I recommend you this book for its “joie de vivre”, its wonderful characters and because it’s the opportunity to discover Jack London feminist ’s side.