L’adaptation BD de Martin Eden !

Bonjour à tous !

On se retrouve aujourd’hui pour un article sur l’adaptation de Martin Eden (de Jack London, comme d’habitude 😉 ) en bande-dessinée.

bdmartineden  Je vous remets mon résumé du roman, dont ma critique est à lire ici.

Un marin, Martin Eden, sauve un jeune bourgeois dans une bagarre d’ivrogne. Il ne se doute alors pas que ce dernier l’invitera ensuite chez lui à diner pour le remercier. Il y rencontre Ruth, la soeur du jeune homme, et tombe amoureux d’elle mais sait que cet amour est impossible. Elle est belle, cultivée, originaire d’une famille riche. Il est pauvre et travaille sans relâche depuis le début de son adolescence. Pourtant, Martin Eden va espérer. Va rêver de pouvoir s’élever dans la société. De réussir à se cultiver. Il abandonne la mer et se lance à corps perdu, tout d’abord dans la lecture et l’apprentissage des connaissances qui lui font défaut puis dans l’écriture. Espérant ainsi la gloire. Espérant ainsi voir son amour récompensé.

Cette adaptation, signée Denis Lapière et Aude Samana a été publiée à l’occasion du centenaire de la mort de Jack London aux éditions Futuropolis.

J’avais dévoré le roman, en partie autobiographique, et il m’avait plu pour la complexité du personnage de Martin et pour son évolution psychologique. Au fur et à mesure des rencontres, il découvre l’amour mais perd également ses illusions. Dans cette adaptation, on retrouve le nœud principal de l’intrigue, on sent que le roman a été analysé, décortiqué et que les auteurs ont choisi avec soin les scènes à garder. De même, le personnage de Martin a gardé son importance, sa consistance, mais cela n’a été possible qu’au détriment des autres personnages. Ruth perd ainsi en nuances, son amour pour Martin est atténué (et reste toujours plus ambigu que dans le roman) et elle finit par incarner à elle seule l’hypocrisie sociale.

extrait bd martin edenOn sent dans cette adaptation un déséquilibre intentionnel entre l’écrit et l’image. En effet les magnifiques illustrations, peintes avec précision et s’adaptant à chaque personnage ainsi qu’à son milieu social, occupent une place très importante par rapport au texte et surtout aux dialogues (qui paraissent un peu pâles comparés à ceux de Jack London).

En conclusion, cette bande-dessinée se lit avec plaisir pour ses illustrations colorées et réalistes et ses choix scénaristiques fidèles au roman. Toutefois, elle n’a pas su me marquer et ses dialogues sembleront certainement un peu fades aux lecteurs de Jack London. Cette adaptation s’adresse aux curieux, aux passionnés et à tous ceux qui souhaiteraient découvrir l’intrigue de l’un des romans les plus célèbres de Jack London !

Yoko



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